Dans le cadre du Festival Actu, le lycée Blaise-Pascal prépare un court-métrage présentant ses différentes filières. La particularité est que le projet associe les élèves allophones, nouvellement arrivés en France.

Le lycée Blaise-Pascal de Forbach a décidé de participer à nouveau au festival du film d’actualité dans les écoles, rebaptisé Festival Actu, mais d’une façon un peu différente… Car ce sont les jeunes de l’unité pédagogique pour élèves allophones arrivants (UPE2A) qui ont été sollicités pour concevoir un court-métrage. Ils sont une quinzaine à participer à l’aventure. Venus des Balkans, du Maghreb, voire du Bangladesh, ils découvrent la France et sont scolarisés dans différents établissements du bassin houiller. Mais ils se retrouvent au lycée Blaise-Pascal, au sein de l’UPE2A, avec leur coordonnateur, Omar Kaced, pour travailler sur différents projets.

Un autre regard sur l’établissement

Les jeunes allophones planchent notamment sur un court-métrage présentant les différentes filières de l’établissement. « C’est un excellent moyen d’intégration, d’apprentissage du français pour ces élèves, mais aussi une forme de promotion de l’établissement et des différents enseignements qui y sont proposés », confie le proviseur, René Hirschi.

Pour réaliser ce court-métrage, les allophones et leur coordonnateur, Omar Kaced, ont fait appel à Frédéric Amella, enseignant au lycée Cuvelette de Freyming-Merlebach, mais aussi président de Cléa (collectif pour les loisirs, l’éducation et l’animation), de Stiring-Wendel. Il est également l’un des organisateurs du Festival Actu. Il est un peu le directeur artistique de ce projet et a déjà commencé à initier les jeunes à la réalisation. « Je leur ai décrit les différentes séquences essentielles d’un film et nous avons travaillé sur un synopsis de court-métrage. » Les élèves avaient une demi-heure pour imaginer l’histoire, et la tourner. Et ils ont fait preuve de talent et d’imagination.

« C’est intéressant d’avoir leurs regards, forcément différents, sur l’éducation et les apprentissages en France », confie Frédéric Amella.

L’intégration par l’interaction

Pour Omar Kaced, cette action, comme beaucoup d’autres menées au sein de l’UPE2A, « permet de s’intégrer par l’apprentissage de la langue française, mais aussi de mettre cette intégration au service de la langue », en « développant différentes compétences ». Le coordonnateur constate aussi « leur motivation, leurs aptitudes à l’apprentissage et leurs capacités à progresser ». L’un des moteurs devient alors l’interaction, l’essentiel échange avec les enseignants, mais aussi les autres élèves.

Une fois les bases de réalisation acquises, les jeunes allophones s’attaqueront à la réalisation de leur court-métrage (peut-être même plusieurs), qui sera présenté en juin lors du Festival Actu, au cinéma Le Paris.

Source : https://c.republicain-lorrain.fr/edition-de-forbach/2017/11/22/forbach-les-eleves-allophones-s-integrent-par-le-cinema